• Tu as l'âge de tes cratères
    O vieille lune
    Sage femme de l'univers
    S'il en est une
    Tu règnes sur le cours des mers
    Et sur Neptune
    Que caches-tu dans tes arrières ?
    Une fortune ?
    Méfie-toi de ceux qui plantèrent
    Dedans tes dunes
    Leurs oriflammes guerrières
    Bordel à plume !
    La vanité de ver de terre
    Inopportune
    De ces gros pieds buveurs de bière
    Sans gêne aucune


    Que çui qu'a dit con comm' la lune
    Aille en enfer
    Et si à chacun sa chacune
    C'est toi que j' préfère
    J'aime à la nuit et sans costume
    De bain de mer
    Nager dans tes reflets d'écume
    Dans ta lumière
    Comme si je volais dans les plumes
    D'un être cher
    Fait d'une féerie de lagunes
    De cirques d'hiver


    Brûlant d'espoir de boire tes brumes
    Qui désaltèrent
    Le nectar du vin que l'on hume
    Quand vient brumaire
    Mon âme y déambule en fun-
    Ambule délétère
    Que le chant libre comme l'air d'une
    Rose éphémère
    En volutes d'encens qui fument
    Dans les airs
    A toi muse entre toutes, ô lune
    Te soit offert...


    Que çui qu'a dit con comm' la lune
    Aille en enfer
    Et si à chacun sa chacune
    C'est toi qu' j'préfère !



                                                La Tordue




    Pour écouter la chanson, cliquez sur la lune... ; )



                                                                                                  (c) Ptitsa


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  •    
                                                          
                                                             
                                                             A mes anges gardiens... Celui du ciel, celui de la terre.

        

     



    Anděl strážný

      



    Můj anděl strážný

    s tváří tajemnou

    letem rovnovážným

    krouží nade mnou

    on hlídá kroky mé

    abych nespadl do strží

    ať už doby dobré doby zlé

    ruku nade mnou podrží

    můj anděl strážný

     


    Můj anděl strážný

    těžký úděl má

    jsem málo vážný

    a on se nalítá

    až potkáme se na oblacích

    řeknu mu tiše dík

    těžkou se mnou měl tu práci

    ten boží úředník

    můj anděl strážný

     

     

     


    Jaromír NOHAVICA


     

     



    Ange gardien

     

     


    Mon ange gardien

    au visage mystérieux,

    de son vol régulier,

    il tournoie au-dessus de moi.

    Il veille sur mes pas

    pour que je ne tombe pas dans l’abîme.

    Dans les bons comme dans les mauvais moments,

    il étend sa main sur moi,

    mon ange gardien.

     


    Mon ange gardien,

    il n’a pas un sort facile:

    je ne suis pas toujours très sérieux

    et il ne compte pas ses efforts.

    Lorsque nous nous rencontrerons dans les nuages,

    je lui dirai merci tout bas.

    Il a eu fort à faire avec moi,

    ce fonctionnaire de Dieu,

    mon ange gardien.

     

     

     

    Traduction du tchèque: F.L.




    Vous pouvez écouter un extrait de la chanson (extraite de l'album Doma, © 2006) sur le site de l'artiste en cliquant ICI.
    Ou entendre la chanson en entier en cliquant LA .

     

     


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  • Je voulais simplement te dire
    Que ton visage et ton sourire
    Resteront près de moi, sur mon chemin
    Te dire que c'était pour de vrai
    Tout ce qu'on s'est dit, tout ce qu'on a fait
    Qu' c'était pas pour de faux, que c'était bien.
    Faut surtout jamais regretter
    Même si ça fait mal, c'est gagné
    Tous ces moments, tous ces mêmes matins.
    Je vais pas te dire qu' faut pas pleurer
    Y a vraiment pas d' quoi s'en priver
    Et tout ce qu'on n'a pas loupé, le valait bien
    Peut-être qu'on se retrouvera,
    Peut-être que, peut-être pas,
    Mais sache qu'ici bas, je suis là.
    Ça restera comme une lumière
    Qui m' tiendra chaud dans mes hivers
    Un petit feu de toi, qui s'éteint pas.


                                                            Jean-Jacques GOLDMAN



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  • Il faudra que tu sois douce
    Et solitaire aussi
    Il te faudra gagner pouce à pouce
    Les oublis de la vie
    Oh, tu s'ras jamais la reine du bal
    Vers qui se tournent les yeux éblouis
    Pour que tu sois belle, il faudra que tu le deviennes
    Puisque tu n'es pas née jolie

    Il faudra que tu apprennes
    A perdre, à encaisser
    Tout ce que le sort ne t'a pas donné
    Tu le prendras toi-même
    Oh, rien ne sera jamais facile
    Il y aura des moments maudits
    Oui, mais chaque victoire ne sera que la tienne
    Et toi seule en sauras le prix

    C'est ta chance, le cadeau de ta naissance
    Y a tant d'envies, tant de rêves qui naissent d'une vraie souffrance
    Qui te lance et te soutient
    C'est ta chance, ton appétit, ton essence
    La blessure où tu viendras puiser la force et l'impertinence
    Qui t'avance un peu plus loin

    Toi, t'es pas très catholique
    Et t'as une drôle de peau
    Chez toi, les fées soi-disant magiques
    Ont loupé ton berceau
    Oh, tu seras jamais notaire
    Pas de privilège hérité
    Et si t'as pas les papiers pour être fonctionnaire
    Tout seul, apprends à fonctionner

    C'est ta chance, ta force, ta dissonance
    Faudra remplacer tous les "pas de chance" par de l'intelligence
    C'est ta chance, pas le choix
    C'est ta chance, ta source, ta dissidence
    Toujours prouver deux fois plus que les autres assoupis d'evidence
    Ta puissance naîtra là

    C'est ta chance, le cadeau de ta naissance
    Y a tant d'envies, tant de rêves qui naissent d'une vraie souffrance
    Qui te lance et te soutient
    C'est ta chance, ton appétit, ton essence
    La blessure où tu viendras puiser la force et l'impertinence
    Qui t'avance un peu plus loin...



                          
                                                                 
    Jean-Jacques GOLDMAN



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  • La nuit est belle, l'air est chaud et les étoiles nous matent
    Pendant qu'on kiffe et qu'on apprécie nos plus belles vacances
    La vie est calme, il fait beau, il est deux heures du mat'
    On est quelques sourires à partager notre insouciance
    C'est ce moment-là, hors du temps, que la réalité a choisi
    Pour montrer qu'elle décide et que si elle veut elle nous malmène
    Elle a injecté dans nos joies comme une anesthésie
    Souviens-toi de ces sourires, ce sera plus jamais les mêmes


    Le temps s'est accéléré d'un coup et c'est tout mon futur qui bascule
    Les envies, les projets, les souvenirs, dans ma tête y a trop de pensées
    qui se bousculent
    Le choc n'a duré qu'une seconde mais ses ondes ne laissent personne   indifférent
    «Votre fils ne marchera plus», voilà ce qu'ils ont dit à mes parents
    Alors j'ai découvert de l'intérieur un monde parallèle
    Un monde où les gens te regardent avec gêne ou avec compassion
    Un monde où être autonome devient un objectif irréel
    Un monde qui existait sans que j'y fasse vraiment attention
    Ce monde-là vit à son propre rythme et n'a pas les mêmes préoccupations
    Les soucis ont une autre échelle et un moment banal peut être une très   bonne  occupation
    Ce monde respire le même air, mais pas tout le temps avec la même facilité
    Il porte un nom qui fait peur ou qui dérange : les handicapés


    On met du temps à accepter ce mot, c'est lui qui finit par s'imposer
    La langue française a choisi ce terme, moi j'ai rien d'autre à proposer
    Rappelle-toi juste que c'est pas une insulte, on avance tous sur le même   chemin
    Et tout le monde crie bien fort qu'un handicapé est d'abord un être humain
    Alors pourquoi tant d'embarras face à un mec en fauteuil roulant
    Ou face à une aveugle ? Vas-y ! Tu peux leur parler normalement
    C'est pas contagieux ! Pourtant avant de refaire mes premiers pas
    Certains savent comme moi qu'y a des regards qu'on n'oublie pas


    C'est peut-être un monde fait de décence, de silence, de résistance
    Un équilibre fragile, un oiseau dans l'orage
    Une frontière étroite entre souffrance et espérance
    Ouvre un peu les yeux, c'est surtout un monde de courage
    Quand la faiblesse physique devient une force mentale
    Quand c'est le plus vulnérable qui sait où, quand, pourquoi et comment
    Quand l'envie de sourire redevient un instinct vital
    Quand on comprend que l'énergie ne se lit pas seulement dans le mouvement
    Parfois la vie nous teste et met à l'épreuve notre capacité d'adaptation
    Les cinq sens des handicapés sont touchés, mais c'est un sixième qui les   délivre
    Bien au-delà de la volonté, plus fort que tout, sans restriction
    Ce sixième sens qui apparaît, c'est simplement l'envie de vivre.


                                                                        
                                                                                Grand Corps Malade.



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