• Pour rester dans le thème d'hier, je complète par une petite anecdote pleine d'humour et de ... comment dire... jovialité ?


    C'est l'histoire de deux blogueuses-cliqueuses nanties d'un 3e oeil (vous savez, celui qui perçoit de belles images que vous retrouvez parfois sur les blogs...)
    Elles font, via internet,  le pari de passer dans le même village, à des moments différents, et d'en rapporter chacune les photos d'un même objet, photographié à leur sauce, afin d'éditer des articles "en parallèle" sur leurs blogs respectifs.


    Le jeu avait très bien fonctionné pour
                                         "Le Badaud de Sarlat"
    (voir
     ici chez moi,  chez Sylviane, et aussi sur l'autre blog que je partage avec mon Zartiste Associé : "La Terre vue du sol".)


    Mais pour les oies, ça nous a plutôt fait tourner en girouettes. Il devait y en avoir un peu trop dans les jolies rues de Collonges-la-Rouge, à moins que le soleil ne nous ait confit le ciboulot ! Toujours est-il que nous sommes bien allées au même endroit, mais que nous n'avons pas réussi à ficeler les mêmes croupions dans nos photos ...


    Voilà donc, en images, le résultat de cette cocasse aventure... 



                                               Mes prises :














                                         ... et celles de Syl :





     






    Après ça, qu'on ne vienne plus nous dire :
    "Bêtes comme une oie" !!!





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  • Parmi les visiteurs qui honorent ce jardin de leur présence, j'ai la chance qu'un Ange s'arrête ici, parfois... Aujourd'hui, je lui laisse la place d'honneur.
    Il m'a fait cadeau de ce très beau conte que je vous propose de partager et qui, pour ma part, m'a beaucoup touchée.


                                                
                              
                                               L'Ange et le lotus



    Première plume


    Un matin, au lever du soleil, un Ange majestueux vint délicatement se poser dans le jardin de l'ange. Le bruissement de ses larges ailes éveilla à peine les oiseaux encore endormis.
    Patiemment, il attendit qu'il ouvrît les volets, assis sur les marches.
    Les yeux fermés, il appréciait la fraîcheur de ce jour naissant. Il aimait l'odeur de la nature qui s'éveille ; c'était toujours la raison de son avance.
    Les premiers rayons s'alanguissaient sur son visage, faisant apparaître l'esquisse d'un sourire, lorsqu'il entendit le cliquetis des volets s'ouvrant.

    Il salua l'ange aux yeux mi-clos. Avec tendresse et amusement, il détaillait le désordre de ses plumes et sa chevelure ébouriffée par une bonne nuit de sommeil.
    Surpris et à la fois très honoré de reconnaître l'archange Gabriel, l'ange s'affola d'être présentable.
    Tout en se préparant, il se demanda bien quelle était la raison d'une venue aussi importante.
    Qu'avait-t-il pu faire, pour que Gabriel l'attende au jardin de si bon matin ? Enfin prêt, il se présenta à lui, un léger soupçon d'angoisse à l'estomac.

    Avec la bienveillance d'un grand-père aimant, Gabriel lui tint une drôle de conversation !
    "Regarde ton jardin. Vois comme il est fertile, vois cette herbe généreuse, ses mousses nourricières qui font le bonheur de tous tes oiseaux.
    Pourquoi n'y planterais-tu pas quelques pensées bonnes pour ton âme, quelques roses douces à ton cœur et quelques autres fleurs pour ta bonne humeur ?!"
    ...



    Deuxième plume


    L'ange, désenchanté, regarda son jardin d'un air songeur. Il ne savait que répondre devant un tel désarroi.
    Son aîné vint alors effleurer son épaule de ses larges ailes, en guise d'encouragement.
    Une larme perla dans le regard vert de l'ange et sur un ton guerrier vaincu, il lui répondit :

    " Voyez vous même, je ne suis qu'un piètre jardinier !
    - Mais, qu'as-tu fait des graines que nous t'avions confiées pour ton beau voyage ? Les as-tu plantées ?, lui demanda Gabriel.
    - Oh ! Les graines ! Il y a fort longtemps, un être malin me les a échangées, et les nouvelles n'ont donné que des mauvaises herbes. Elles ont tout envahi, tout détruit. Je me suis débarrassé de quelques-unes, mais il en reste qui étouffent mon jardin ! Je suis triste et sans espoir !
    Mais si mes oiseaux trouvent leur bonheur dans mon jardin, alors le reste n'a que peu d'importance !
    - Comment ?! lui répondit Gabriel surpris par tant de tristesse.
    Et ton bonheur à toi, si tu ne le cultives pas, il ne peut pas pousser tout seul ! Le bonheur est tel une fleur !
    N'as-tu pas envie de voir la plus belle fleur du monde pousser dans ton jardin ?... Et si je t'offrais sa semence, penses-tu que tu pourrais la cultiver ?"
    ....



    Troisième plume


    L'ange avait toujours le regard perdu dans son jardin à l'abandon.
    Il écoutait Gabriel, désolé. Son corps, pourtant fraichement levé, semblait ployer sous le poids de ses douces paroles.
    La désillusion s'était emparée de lui, tel un raz de marée envahissant des terres incertaines.
    Mais pour ne pas avouer sa faiblesse, il répondit néanmoins à Gabriel.
    "Dans la vie tout est possible, du moment que l'on y croit !" dit-il en bredouillant

    Gabriel, le regard confiant d'un père, eut un sourire approbateur.
    Pleinement satisfait de la réponse, il lui tendit un large pot rempli de boue et en lui disant :
    "- Tu viens de me prouver que dans ce jardin fleurira la plus belle des fleurs, aussi je te la confie. Prends bien soin de cette boue. Traite-la toujours avec respect, compassion et amour, accepte son état et beauté elle deviendra."

    Cette journée commençait drôlement. L'ange allait de surprise en surprise. Il accepta le pot, qu'il regarda non sans une certaine perplexité.
    Ses mains se mirent à trembler. Un vertige le surprit. Un gouffre géant se formait dans son estomac. Pire encore, il lui sembla qu'une nuée de bombyx, sortie du fond de son âme, venaient tarauder tout son être.
    Il avait de nouveau peur de le décevoir. Il avait peur de décevoir l'archange Gabriel, celui qu'il admirait tant, celui qui venait en ce bon matin, lui redonner sa chance, lui qui avait confiance.
    Le sourire crispé, l'ange remercia l'archange pour sa bienveillance.
    Sentant l'émotion envahir l'ange, Gabriel lui dit :
    " Tu es courageux, je sais que tu y arriveras, n'aies pas peur de me décevoir. La seule personne que tu pourras décevoir, n'est que toi-même !"
    L'archange lui sourit en guise d'au revoir. Puis il prit son envol et l'ange le regarda s'éloigner, majestueux comme toujours.
    Il reprenait la voie des airs, le laissant seul avec sa surprise et ses interrogations.
    Il ne cessait de penser : comment de la boue pouvait-elle se transformer en une remarquable fleur ?!
    Il resta songeur le reste de la journée
    ...




    Ultime plume

    Le jour suivant, il commença à prendre soin de la boue.
    Avec une extrême précaution, il la mettait au soleil. Au plus fort de la journée, il la mettait à l'ombre et ainsi de suite. Il lui parlait, il briquait son pot. Il en oubliait tout le reste, la vie, les oiseaux, jusqu'à faire une totale abstraction de lui-même.
    Les jours passèrent, puis les mois, les années, le pot ne donnait rien.
    En lui même, il se disait que ce pot, c'était comme les graines... Rien ne pousse dans son jardin.
    Assis sur les marches, il passait désormais ses journées à regarder le pot, et à regretter d'avoir consacrer tant de temps à de la boue ; temps qu'il aurait peut-être utiliser à fleurir son jardin autrement.
    L'amertume et la tristesse l'avaient anéanti, lui le petit ange si joyeux.
    Il voyait ses oiseaux se débattre dans les mauvaises herbes et son chagrin grandir, mais il était devenu incapable de surmonter une telle émotion.
    Il était déçu et se débattait avec un sentiment d'abandon et de tromperie.

    A ce moment, dans un grand fatras, il y eut un courant d'air si fort, qu'il souleva tout, une tempête à lui seul. Les oiseaux s'envolèrent affolés, le jardin sembla se soulever, les feuilles, les herbes, tout vola !
    Il sortit de sa rêverie et aperçu l'impressionnant archange Gabriel.
    Celui-ci constata la déconvenue et avec mansuétude, il consola l'ange dépourvu.

    Dans un sanglot, l'ange lui dit :
    " Voyez, je ne suis qu'un piètre jardinier ! Voilà des années, que ce pot m' a été confié et constatez que nulle beauté n'a éclos ! Vous aviez confiance en moi et aujourd'hui, je vous déçois !
    - Oh ! mais c'est ce que tu crois, parce que c'est ce que tu vois ! Tu ne me déçois pas, au contraire.
    Sache que la beauté ne se voit pas toujours avec les yeux. Il est des beautés que l'on ne voit qu'avec le cœur ! Et je sais que tu as grand cœur, il te suffit de mieux regarder.
    Si ta fleur n'a pas éclos, c'est qu'elle te savait très impatient, et ton impatience a affaibli ta foi. Tu désirais tellement la voir que tu en as oublié l'essentiel.
    - L'essentiel ? Mais qu'est-ce que c'est ?
    - L'essentiel, cher ange, c'est l'Amour !
    L'amour de tes facultés, de tes dons, mais aussi de tes faiblesses et de tes défauts. L'Amour de Toi.
    Lorsque je te demandais de traiter cette boue avec respect, je te demandais de te respecter toi-même. Lorsque je te demandais d'avoir de la compassion pour elle, je te demandais d'avoir de la compassion pour tes faiblesses et tes défauts, et enfin lorsque je te demandais de l'amour, je te demandais de te l'offrir à toi-même, lui confia Gabriel."

    L'ange fondit en larmes, il suffisait de s' Aimer pour voir fleurir cette fleur ! Submergé par une lame de fond dévastatrice, il ne voulut plus regarder la vie. Il ferma ses ailes sur lui-même et resta ainsi le reste de la journée. Gabriel, sans un mot, l'accompagna au travers de cet ouragan violent, car il savait ce que vivait l'ange.
    Il fut patient et à la tombée du jour, il consola l'ange qui avait pleuré toute la journée.
    "- Écoute-moi ange. Cette nuit, tu retrouveras la paix. Avant de dormir, aies une pensée pour toi. Penses à ce que tu as vécu, et tu comprendras, lui dit Gabriel."

    Tourmenté qu'il était, l'ange ne pouvait dormir, et pensait à ces années d'errance et d'erreur.
    Au matin, finalement épuisé, il s'assoupit. Gabriel attendit patiemment son réveil. Le premier rayon de soleil illuminait son visage, lorsque l'ange ouvrit les yeux.
    L'ange eut un large sourire, ses yeux avaient le vert de son jardin, lumineux et profond à la fois.
    Gabriel comprit alors, que l'ange avait vaincu une terrible nuit de tourment, et sortait victorieux de ses turpitudes.
    L'amour coulait dans ses veines. La fleur avait fleuri.






                                                       Texte et photos :
    Un ange passe...





    Si vous avez aimé cette histoire, cliquez sur le lien en rose pour vous poser sur son blog... vous y trouverez des textes et des photos tout aussi poétiques.
    Allez lire aussi "Une rose pour son coeur", par exemple...




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  • Photo: ENK - Montage : Seb !






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  •                                                                                     Photo : ENK - Montage: Seb !






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  • Des mots déposés par

    Laura

    au pied de cette graine
    de mon jardin
    qui les lui inspira.

    Emotion...
    Merci !




    Femme, je suis femme
    Un hasard de naissance
    Femme, je suis femme de feu
    Un choix de vie, un voeu

    Femme, je suis ta femme
    Un engagement, une promesse
    Femme, je suis ta femme
    Celle qui te défend et t'aime

    Femme, je suis femme
    Un hasard de naissance
    Je porte ma flamme
    Vers ceux qui s'éteignent.





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