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    Un cadeau de mon ami Laurent le Carolo.

    Ces images ne sont pas de lui mais c'est le geste qui compte, n'est-ce pas ?

    Merci petit lion bleu... ;-)

     

     

     

     

     

     

     


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    Dans cet article, je vous avais laissés imaginer l'amont ou l'aval des fragments d'histoires que mon objectif avait attrapés au vol. Lady Angel m'a prise au mot et s'est proposée d'écrire un texte sur chacune des photos de cette série. Ma plume a repris la suite là où la sienne s'était arrêtée.
    Et voici comment est née cette histoire à deux voix, que nous dédions à Sylviane, sans qui elle n'aurait jamais pu s'écrire...

     





                                                                             Photo: Ptitsa





    Je me souviens. Il faisait chaud, très chaud. Comme toujours dans les rues de notre village. Maman avait eu un peu plus de temps que d'ordinaire pour venir me chercher à la sortie de l'école. J'étais fou de joie. Je la voyais si peu. Nos horaires ne concordaient pas souvent et si nous courions après le temps, nous courions aussi souvent après nous mêmes.
    Papa devait nous rejoindre après être passé au garage pour faire la révision des 15 000.
    On s'était assis sur le premier banc qui s'était offert à nous. Qu'est ce que je la trouvais jolie ma maman. Jolie comme une friandise.
    Elle s'est levée, a sorti un porte monnaie miteux de son sac et s'est précipité sur le marchand de glaces qui passait. A la volée, elle m'a demandé quel parfum je souhaitais et après qu'elle m'en eut énuméré une bonne dizaine, elle choisit elle-même devant ma mine dépitée. Le pire restait à venir !
    Elle ouvrit son porte monnaie et compta son menu butin.... Deux pièces, deux malheureuses pièces se volaient la vedette contre le cuir, mais rien qui suffit à payer sa dette au vendeur. Ca allait fondre. L'homme lui tendit le cornet. Elle bafouilla. Bredouilla que son mari allait la rejoindre, et se confondit en excuses. L'homme sourit, moi pas.
    Maman reprit sa place à mes côtés, confuse et pleine de principes. Face au vendeur, elle n'osait rien faire...
    Et si papa ne venait pas???
    Elle ne me regarda pas et fixa son regard sur le bout de la rue pendant de longues minutes; pendant de trop longues minutes...
    Il faisait si chaud.


    Ils m'attendaient. Mes deux trésors. Ils m'attendaient. Fallait que je coure, que je me dépêche. Oui mais...
    Pas facile de tracer dans les ruelles étroites du village, avec les touristes agglutinés devant les vitrines qui barraient le passage. Pas facile de me faufiler parmi les attroupements de curieux et de promeneurs qui, eux, pouvaient prendre le temps de vivre.
    Et ces pavés inégaux, ils n'allaient jamais se décider à les aplanir, à goudronner tout ça ? Et ces trottoirs irréguliers, bancals ? Jamais praticables de toute façon, encombrés l'été, glissants l'hiver...
    Ils m'attendaient. J'allais être en retard. Je suais sang et eau sur mes deux roues.
    Pas facile de me frayer un chemin dans cette cohue indifférente.
    Pas facile de traverser une ville pas équipée pour dans un fauteuil roulant...

    Ils étaient là... au loin.
    Et ça valait  toute l'eau et tout le sang du monde.




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    Est-ce qu'il est passé le temps d'être heureux ?

    Est-ce qu'il est fini le temps d'avoir des espoirs ?

    Est-ce qu'il faut s'habituer à renoncer à tout ?

    A ne pas se laisser toucher par le chagrin ?

    A n'avoir plus de joie ? A ne jamais y croire ?

    A ne plus lutter parce qu'il n'y a plus pour quoi ?

    A se laisser couler sans blessures, sans orages,
    sans aller plus avant que ses propres limites ?

    A ne plus y croître ? A ne plus se répandre ?

    Certains jours je me sens jusqu'au bout de moi même

    et j'ai besoin de toi et de cette échancrure

    pour me pencher sur elle et regarder au fond,

    souriant tel le chat d'Alice,

    ne me laissant après que le goût de la merveille...



    Pablo



     




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  •                                                              Photo : ENK - Montage photo: Seb !






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  • Merci au Pierrot, c't adorable vieille branche, qu'a encore une fois bien voulu prêter une de ses photos à ma plume pour ma graine d'aujourd'hui...







        Photo : le Pierrot








    La première fois qu'il m'a manifesté son adorabilité, c'était ... Mais ça reste entre nous, hein, parce qu'il est super timide le Pierrot, il aime pas que j'parle de lui en bien...



    En cliquant sur sa photo, vous ouvrirez ma graine de mots.



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