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    Un père très riche voulait enseigner à son enfant la signification du mot "pauvreté".
    Il lui proposa d'aller passer une journée dans une famille à la campagne...
    De retour en ville, le père lui demanda:

    "Alors, qu'as tu pensé de cette expérience?  As-tu appris quelque chose ?

    L'enfant lui répondit:

    - Nous avons un chien et eux en ont quatre...
     

    Nous avons une grande piscine, avec de l'eau traitée, mais eux ont un étang, avec de l'eau cristalline, des petits poissons et d'autres belles choses...
     

    Nous avons la lumière électrique pour éclairer notre jardin, mais eux ont les étoiles et la lune pour s'éclairer...
     

    Notre jardin arrive jusqu'au mur, le leur va jusqu'à l'horizon...
     

    Nous achetons notre repas, eux le cultive, le récolte et le cuisine...
     

    Nous écoutons des cd, eux ont une symphonie continue de crickets, de cigales et autres animaux... Parfois tout ceci est même accompagné par les chants du voisin, qui cultive sa terre...
     

    Nous utilisons le four à micro-ondes et chez eux, tout ce qu'ils cuisinent a la saveur du feu lent...
     

    Pour nous protéger, nous vivons avec des systèmes d'alarme, et chez eux les portes restent toujours ouvertes, protégés par l'amitié de leurs voisins...
     

    Nous sommes toujours reliés à notre téléphone, à notre ordinateur, notre television, eux sont reliés à la vie, au ciel, au soleil, à l'eau, aux champs, aux animaux et à leur famille..."


    Le père resta très impressionné par tous ces propos...
    L'enfant termina en disant ceci :


    "Merci papa pour m'avoir montré combien nous sommes pauvres..."

     

     

    Lu sur la toile

      


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    Nathalie TORRES : "Le marron qui voulait être une châtaigne"

    in "Wakanda, 7 contes pour apprendre à être heureux"

     

     

     

     

     


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    Battement du cœur de Mère Terre, cheval-esprit, aigle du ciel, il vole à travers les airs, galope dans les mondes souterrains, chasse les mauvais esprits et conduit d’un monde à l’autre… Voici la légende du premier des tambours selon le peuple koriak.

     

    Nanininen, le Grand-Esprit-Créateur, après avoir créé le ciel, la terre et le monde souterrain, créa Kujkynnjaku, Grand-Père Corbeau, la première créature, qu’il envoya sur la terre. Il restait beaucoup à faire encore pour la terre, alors il le dota de quelques-uns de ses pouvoirs, avec la responsabilité d’accomplir le reste de son œuvre.

     

    Puis le Grand-Esprit-Créateur se retira dans sa maison céleste, au Pays d’En Haut, pour jouir avec son épouse, Femme-Nuage, de tous les jeux des amoureux qui sont les jeux sacrés créant l’harmonie des mondes.

     

    Grand-Père Corbeau, première créature, était tout à la fois premier chaman, premier humain et premier animal ! Sa tâche était colossale, tout restait à faire pour que la terre puisse être habitable et devenir un endroit où il ferait bon vivre.

     

    Kujkynnjaku était très courageux et très fort. Il déploya ses ailes et se mit aussitôt à l’ouvrage. La terre était informe ! Avec une joie et une puissance qu’il prenait plaisir à découvrir au fur et à mesure qu’il créait, il modela les montagnes, borda les océans, creusa les vallées et le lit des rivières. Planant dans le ciel, par son vol, il aplanit de grandes étendues, planta les forêts pour que lui et ses descendants les humains puissent y vivre.

     

    Il perça aussi la voûte du ciel pour que la lumière du monde d’en haut afflue, éclaire et réchauffe le monde d’ici-bas. Deux grands coups de bec, et hop, les trous du soleil et de la lune étaient nés ! Pour les étoiles, il donna des milliers de petits coups de bec.

     

    C’est lui qui enseigna aux humains comment survivre, planter, cueillir, chasser et pêcher. Il leur apprit aussi à fabriquer sur le modèle du cosmos, la yarangue, leur première habitation.

     

    Enfin Grand-Père Corbeau et ses enfants s’installèrent, mais hélas, leur bonheur fut de courte durée. Depuis de trop nombreux jours déjà, la pluie ne cessait de tomber. Tout était inondé et des fleuves de boue emportaient tout dans les vallées.

     

    « Il faut que j’aille voir ce qui se passe » grommela Kujkynnjaku, en prenant son envol pour le Pays d’En Haut. Ruisselant, il se posa tout près de la maison céleste, d’où jaillissait avec un bruit de tonnerre un ouragan de gros nuages sombres, parsemés d’éclairs terribles, qui déversaient un déluge de pluie et de fureur. Tout cela était effrayant !

     

    Il se transforma en moucheron, passa dessous l’embrasure de la porte d’entrée, et là, découvrit avec étonnement le secret des nuages, des éclairs et de la pluie. Nanininen jouait avec sa verge sur le sexe de Femme-Nuage. Lorsqu’il tapotait avec son pénis sur la vulve, les éclairs tonnaient, et du sexe de Femme-Nuage s’échappaient des ruisseaux de joie et de pluie.

     

    Le couple céleste y prenait un tel plaisir qu’ils n’entendirent pas les cris de leur fils Corbeau, leur demandant de stopper net leurs ébats pour sauver la terre qui allait périr sous les eaux.

     

    Alors Kujkynnjaku chanta les bonnes incantations. Le Grand-Esprit-Créateur et sa femme s’endormirent bientôt profondément. Reprenant sa forme originelle, Corbeau en profita. Avec son bec, il cisailla d’un coup le pénis, puis découpa la vulve. Il suspendit les deux sexes au-dessus du feu, pour les faire sécher. Il activa les flammes et regagna la terre.

     

    Le couple divin réveillé découvrit, étonné, les sexes pendus au-dessus de l’âtre. Toujours en quête de plaisir, ils pratiquèrent un nouveau jeu. Le pénis devint la mailloche et la vulve le tambour. Ils jouèrent un moment du tambour, chacun leur tour, mais ils ne ressentaient plus ce plaisir intense qui les grisait. De plus, le son n’était plus le même. Il ne résonnait plus. Il avait perdu ses vibrations profondes, il était plus sec. Et la fontaine de joie qui arrosait la voûte céleste de plaisir ne coulait plus ! Au contraire, le son du tambour chassait les nuages et toute l’humidité du ciel.

     

    Grand-Esprit-Créateur et Femme-Nuage, trouvant ce jeu moins agréable, remirent leur sexe en place et reprirent de plus belle leurs ébats habituels, pour leur plus grand bonheur. De nouveau ce fut le déluge sur la terre.

     

    Corbeau remonta au ciel et renouvela son opération magique, mais la pluie ne s’arrêta que pour quelques temps. Il devait sans cesse recommencer, tous les deux ou trois jours. Lassé de tous ces allers-retours, Grand-Père Corbeau eut l’idée géniale de fabriquer un tambour sur le modèle des attributs divins pour réguler, en restant sur la terre, le temps qu’impose le ciel.

     

    Quand les pluies étaient trop abondantes, il chassait les nuages en jouant de son tambour, qu’il avait préalablement bien chauffé auprès des flammes. Et quand c’était temps de sécheresse, il ré-humidifiait tambour et mailloche, en les bénissant avec l’eau des sources et des rivières.

     

    Corbeau, la première créature sur terre et premier chaman, créa ainsi le premier tambour qui possédait le pouvoir de le faire voler sans ailes, rapidement, d’un monde à l’autre. Celui aussi d’harmoniser le temps, pour que la vie puisse déployer ses ailes de bonheur. Il lui découvrit encore d’autres pouvoirs, comme chasser les mauvais esprits et appeler tous les esprits bénéfiques et aidants.

     

    Voilà comment est né le premier tambour chamanique, qui à l’origine était ovale, reproduisant la vulve de la Mère Céleste, avec la mailloche qui, elle, était semblable au sexe de Nanininen, le Grand-Esprit-Créateur.

     

     

    Extrait de : "Plumes de chamans : 33 chamans du Cercle de Sagesse témoignent"

    Trouvé sur : http://chemindevie.net/le-tambour-des-chamans/

     

     

    Le tambour des chamans

     

    Dessin de Manue GUIMARD : http://www.artdetoile.fr/ ou sur FB

     

     


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    Un riche touriste s’était perdu dans un modeste village à l’extérieur de la ville. Il se dirigea vers une autochtone assise au coin de la rue.


    « Excusez-moi Madame », dit-il en s’approchant d’elle.

    « Vous m’avez l’air bien perdu », répondit-elle en souriant.

    « Je cherche le centre-ville», ajouta-t-il en regardant l’environnement avec un certain dédain.
    « Pourquoi ? Vous n’aimez pas mon village ? », poursuivit-elle surprise.

    L’homme grommela quelques mots inaudibles.

    « Vous savez, avant j’étais comme vous. Je courais après les belles choses, parce que j’étais convaincue qu’elles me rendraient heureuse ».

    La dame lui donna une petite tape sur l’épaule et continua en rigolant :
    « Pour aller en ville, il vous suffit de suivre la rivière ».

    Confus, l’homme se tut pendant un instant. Avant de prendre congé, il lui tendit maladroitement un billet en guise de remerciement. La vieille dame refusa poliment.

    « Vous m’offrez de l’argent et c’est très gentil. Si je pouvais, je vous offrirais mon cœur pour que vous puissiez ressentir ce bonheur qui vous habite déjà et qui ne peut être comblé par quoi que ce soit… ».

     

    Nassrine REZA

     

     

     

     


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