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    Ouf ! Sauvée !!...

     

    Ma tête recrache bien les zidées toutes faites par son oreille gauche.

    J'en veux pour preuve  qu'elle vient d'intégrer ce matin une nouvelle vérité scientifique  :

     


    « La parole est aussi importante que les glucides pour le développement. »
                            
                             Qu'il a dit, le grand Boris (CYRULNIK)


    Et moi qui déteste mâcher mes mots !...
    Voilà donc pourquoi je n'ai jamais réussi à franchir le seuil du mètre soixante !!!

    (L'homme de la maison, qui se poile régulièrement de me voir sortir l'escabeau pour accéder au tiers supérieur de notre nid davantage bâti pour échassiers germaniques que pour p'tits colibris, dit très joliment que je suis "vertically challenged" !...)

     

     

     


    Et ce n'est pas tout... J'ai découvert une AUTRE vérité, plus décoiffante encore! Mais celle-là, je vous la livrerai un peu plus tard... Le temps de remettre un peu en place ma chevelure, enfin, mon plumage...

     

     


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    C'est vrai qu'ils sont plaisants tous ces petits villages
    Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
    Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
    Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est être habités
    Et c'est être habités par des gens qui regardent
    Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
    La race des chauvins, des porteurs de cocardes
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part


    Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
    Empalés une fois pour toutes sur leur clocher
    Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie
    Vous font voir du pays natal jusqu'à loucher
    Qu'ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
    Ou du diable vauvert ou de Zanzibar
    Ou même de Montcuq il s'en flattent mazette
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part


    Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
    Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
    Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches
    Leurs bulles de savon c'est du souffle divin
    Et petit à petit les voilà qui se montent
    Le cou jusqu'à penser que le crottin fait par
    Les chevaux même en bois rend jaloux tout le monde
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part


    C'est pas un lieu commun celui de leur connaissance
    Ils plaignent de tout coeur les malchanceux
    Les petits maladroits qui n'eurent pas la présence
    La présence d'esprit de voir le jour chez eux
    Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
    Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
    Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part


    Mon Dieu qu'il ferait bon sur la terre des hommes
    Si on y rencontrait cette race incongrue
    Cette race importune et qui partout foisonne
    La race des gens du terroir des gens du cru
    Que la vie serait belle en toutes circonstances
    Si vous n'aviez tiré du néant tous ces jobards
    Preuve peut-être bien de votre inexistence
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part



                                                                                       Georges BRASSENS



    Personnellement, je l'aime beaucoup dans la reprise de Tarmac (clic sur le nom du groupe pour entendre la chanson). ;-)



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  • Merci à Seb de m'avoir décerné
    ce prix...


    Comme je m'en étais déjà expliqué ici, j'ai décidé, il y a un moment déjà, de ne plus participer à aucune chaîne.
    Les blogueurs(euses) auxquels j'aurais envie d'offrir à mon tour ce prix ont pour la plupart fait le même choix.
    Et d'autre part, je ressentirais comme difficile, peut-être même indélicat, de n'en retenir que cinq...


    Ce qui pour moi mériterait un prix, c'est justement ce qui n'en a pas, à savoir le fait que vous passiez par ce jardin parce que vous en avez envie et pas parce que vous vous sentez "obligé(e) " de répondre à un commentaire que j'ai laissé chez vous ou dans l'attente que je vous en laisse un.


    Ce qui pour moi a du prix, et même beaucoup, c'est la sincérité des mots que vous me déposez ici et de ceux que je dépose chez vous, selon votre disponibilité, selon la mienne, sachant que, de mon côté comme du vôtre, cette disponibilité n'est pas toujours égale ou aussi grande que nous le souhaiterions. Et cela indépendamment de tout esprit de calcul, de "préférence" ou de comptabilité.


    Aussi, j'espère que Seb ne m'en voudra pas de me montrer une énième fois "le maillon faible", même si le fait qu'il me salue de cette façon m'a fait réellement plaisir. Je lui répondrai donc simplement par ce qui est devenu mon slogan pour parler de son blog : "
    "Chez Seb... seb...ien !!!..."
    Plus synthétique, je ne peux pas faire...  et plus sincère non plus. ;)


    Merci à tous ceux d'entre vous qui m'ont décerné des prix en tous genre, et merci à tous ceux qui ont eu l'esprit assez large pour me pardonner de ne pas les avoir fait suivre... c'est vous que cette ouverture honore.


    Cela dit, votre graine du jour est ici. :)






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  • Vous avez de l'humour ?


    Si oui, mais seulement à ces deux conditions, cliquez sur le colibri...
    sinon, c'est à vos risquezépérils !!






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  • Pour répondre à Laurent qui avait sollicité ma participation à son concours de poésie sur sa ville, Charleville-Mézières...
    Comme dans "En passant par la Lorraine", les mots en patois ardennais sont traduits en fin de texte ! 




     "Ecrire un poème sur Charleville-Mézières ?!"

    Arrrgh, j'en avale ma plume, tu parles d'une galère !

    Je n' connais ni ce Charles, ni sa très noble ville,

    J'errerais en ces rues comme une sans domicile

    Fixe ; et de Mézières, mazette !

    Je ne connais, morbleu et saperlipopette,

    Que celle toute proche du lieu où je vécus :

    « Maizières-les-Metz », sans l'ombre d'un accent aigu !...

     


    Je pourrais évoquer, certes, la maison de Verlaine,

    Mais de son pote Arthur, je n' sais que les poèmes,

    Se sont-ils vus à Metz, en Meuse ou en enfer,

    Pour vivre leurs saisons, eh, je l'ignore, peuchère !

    De grâce, Carolos, ne me fusillez pas comme ça

    Vos regards me font des trous rouges au côté droit !

     


    «  Oui, mais quand même, Ptitsa, dis donc, tu exagères !

    Sur le blog de Laurent, tu trouverais ample matière

    Pour rendre un digne honneur à cette cité mythique.

    - Hélas, chers blogopotes ! Je souffre d'un grave tic :

    La plupart des concours me donnent des boutons,

    Réaction allergique à l'esprit de compétition.

    Ma plume se paralyse, dès qu'elle passe en jugement,

    Elle se fait muette comme carpe, est prise de tremblements

    Et ne fait plus de moi qu'une poète Parkinson

    Aux rimes piètrement plates, qui aucunement ne sonnent. »

     


    Aussi, pardonne-moi, mon cher ami Laurent,

    Si j'ai si brillamment foiré ton compliment

    Et si, en guise d'hommage à ta ville si belle

    J'eus mieux fait, penseras-tu, de taper ma gonelle...

    Je t'autorise à m' dire en face que « j' te bassine »,

    Expression que comprend parfait'ment une Messine

    Et si, pour mes scrupules, tu me trouves bin doudouille,

    Sauve-moi d'une rime grossière en me disant juste... « Blouille » !! 

      

                                                                            
                                                                           ***



                                                Mini-lexique de patois ardennais 
                 (dont vous trouverez bien d'autres mots fleuris sur le blog de Laurent...)


    Taper sa gonelle : se taire, fermer sa boîte
    Bassiner quelqu'un : l'ennuyer, le barber
    Bin doudouille: trop sensible
    Blouille ! : zut !




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