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    La clé d’une vie passionnante,

    c’est de faire confiance à l’énergie qui nous habite

    et de la suivre.

     

     

     

    Shakti GAWAIN

     

     

     


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    escher_day_night-99d18.jpg Image : M. ESCHER, « Day and Night »

     

     

     

    " Imaginez deux murs face à face, chaque mur étant percé d'une multitude de petits trous où nichent des oiseaux noirs et blancs.
    Les premiers sont nos mauvaises pensées ou paroles...
    les deuxièmes nos bonnes pensées ou paroles.

     

    Les oiseaux,comme les trous,ont des formes légèrement différentes: les noirs ne peuvent entrer que dans les trous noirs, les blancs nicher que dans les trous blancs.

     

    Imaginez ensuite deux hommes qui se considèrent comme ennemis, Ali et Youssouf.
    Un jour, persuadé qu'Ali fomente du mal contre lui, Youssef lui décoche une mauvaise pensée.
    Par cet acte, il lâche un oiseau noir, qui libère du même coup un trou de la même couleur.
    La pensée « oiseau noire » de Youssouf s'envole vers le mur d'Ali,à la recherche d'une niche noire inoccupée adaptée à sa forme.
    Imaginez maintenant qu'Ali n'a pas répliqué en envoyant une mauvaise pensée (oiseau noir).
    Donc aucune niche noire ne sera libre.
    Ne trouvant pas d'endroit où nicher, l'oiseau noir de Youssouf reviendra vers son trou d'origine, ramenant le mal dont il était chargé.
    N'ayant pas réussi à faire de mal à Ali, il en fera à Youssouf, car le mal ne reste jamais inactif, même - et surtout- à l'égard de celui qui lui donne naissance.
    Si par contre, Ali rentre dans le jeu de son adversaire et émet lui aussi une mauvaise pensée, il libère du même coup un trou noir dans lequel l'oiseau noir de Youssouf pourra se loger et déposer une partie de la charge de mal dont il est porteur.
    Dans le même temps, la pensée agressive d'Ali se sera envolée vers le mur de Youssouf et aura déposé sa charge de haine dans le trou libéré par l'oiseau noir de Youssouf.
    Ainsi les deux oiseaux noirs auront atteint leur but et contribué à détruire la personne à laquelle ils étaient destinés.
    Mais, une fois leur tâche accomplie,ils reviendront chacun à leur nid d'origine, car il est dit : « Toute chose retourne à sa source ».
    Le mal dont ils étaient chargés n'étant pas épuisé, ce mal se retournera contre leurs auteurs...
    L'auteur d'une mauvaise pensée, d'un mauvais souhait ou d'une malédiction est donc atteint à la fois par l'oiseau noir de son ennemi et par son propre oiseau noir.

    La même chose se passe bien sûr avec les oiseaux blancs.
    Si quelles que soient les circonstances, nous n'envoyons que de bonnes pensées, alors même que notre ennemi nous envoie juste le contraire, ses oiseaux noirs ne trouveront pas où loger et nos oiseaux blancs reviendront à nous, renforcés et stimulés par l'exercice qu'ils auront eu en volant dans les cieux souvent agités de la pensée humaine.
    Mais les oiseaux noirs de notre opposant retourneront dare-dare chez leur expéditeur.

    La loi du juste retour agit à tous les niveaux de la vie.
    Nous habitons un univers où tout est énergie,même la pensée.
    C'est pour cela qu'Aimer inconditionnellement est l'activité la plus importante dans tout l'Univers, la plus apte à produire le bonheur le plus profond.
    C'est une attitude joyeuse du cœur, non pas un rituel, aussi la sincérité est-elle infiniment plus importante que la forme.

    Quand nous regardons les petites (ou grandes !) mesquineries quotidiennes dont nous sommes capables, nous mesurons le chemin qu'il nous reste à parcourir
    avant d'arriver à ne plus envoyer que des oiseaux blancs !
    Difficile en effet, devant un tir groupé d'oiseaux noirs de rester impassible et de répliquer... par des oiseaux blancs !
    "

     

     

     

     

                              Tierno BOKAR, sage africain,

                   extrait de "Vivre sa spiritualité au quotidien" de Pierre PRADERVAND.

       

     

     

     

     

    Lu sur la page d'Elie la fée

     

     


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    Imaginez que vous vous donnez soudain le droit d'être furieusement heureux.

     

     

    Alexandre JARDIN, " Le Zubial "

     

       

     


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    L'hiver est là sur les toits du village
    Le ciel est blanc et j'entends
    La chorale des enfants
    Dans la vieille église, sur un orgue
    Aux couleurs du temps

     
    Que la paix soit sur le monde
    Pour les cent mille ans qui viennent
    Donnez-nous mille colombes
    A tous les soleils levants
    Donnez-nous mille colombes
    Et des millions d'hirondelles
    Faites un jour que tous les hommes
    Redeviennent des enfants

     
    Demain c'est nous et demain plus de guerre
    Demain, partout, les canons
    Dormiront sous les fleurs
    Un monde joli est un monde
    Où l'on vit sans peur
    Que la paix soit sur le monde
    Pour les cent mille ans qui viennent
    Donnez-nous mille colombes
    A tous les soleils levant
    Donnez-nous mille colombes
    Et des millions d'hirondelles
    Faites un jour que tous les hommes
    Redeviennent des enfants
         
     
    Chanson interprétée par Mireille MATHIEU,
    d'après l'aria "Casta Diva" (solo et choeur) de "Norma", composée par Bellini au 19e siècle. "Mille colombes" tire sa musique de la partition du choeur.
      
     
     
     
     
     

     


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    (...) Je ne crois pas me tromper en disant qu’il est très à la mode d’affirmer que tout se trouve sur notre chemin pour une raison. On dit que «le hasard fait bien les choses». Si quelque chose se présente à nous, on présume que l’on a «quelque chose à apprendre» – sans même s’intérioriser et voir ce qu’on ressent. Et si ce que l’on a envie de vivre ne vient pas facilement à nous, on se dit que «ce n’est juste pas le bon timing», plutôt que de voir là une invitation à être plus proactif. Le résultat est qu’on tolère des situations qui ne nous conviennent pas, bien sûr. Ou si on essaie de les changer, on le fait mollement, sans trop de conviction. On part de la prémisse qu’un ordre supérieur a décidé de les mettre sur notre chemin, alors on ne veut pas trop «forcer le destin».

    Ne sommes-nous pas nombreux à être imprégnés de cette idée, à différents degrés?

    Si on tombait dans une grande flaque de boue, on ne dirait pas «c’est un signe que je dois prendre un bain de boue», pour ensuite s’y installer confortablement et commencer à lire un livre dedans. Si quelqu’un tentait de nous voler sur la rue, on ne l’inviterait pas à venir continuer son œuvre chez nous, car «on doit avoir quelque chose à apprendre de cela». Ça semble ridiculement évident lorsque présenté ainsi, mais pourquoi serait-ce différent lorsque la mauvaise surprise est une chambre sans fenêtre, ou un emploi plus ou moins adéquat qui nous est offert sur un plateau d’argent? Pourquoi une chose serait-elle automatiquement la meilleure option pour nous juste parce qu’elle est là?

     

    Oui, la vie est magique, et elle nous guide constamment. Oui, on a toujours des choses à apprendre de ce qui se présente. Mais justement, il arrive parfois que le cadeau à retirer d’une situation soit l’occasion de la transformer. Parfois, la seule chose à apprendre est de dire non et de consolider encore davantage notre intention. Oh, et si une chose qui ne nous convient pas se présente dix fois de suite, eh bien, c’est une belle occasion de lui dire non dix fois de suite! Il y a déjà assez de difficultés sur lesquelles on n’a aucun pouvoir pour commencer à tolérer celles que l’on peut changer.

     

    Évidemment, c’est généralement une sorte d’ouverture spirituelle qui nous amène à laisser la vie décider pour nous ainsi. Or, quand on «laisse la vie décider pour nous», ce n’est pas à une force spirituelle élevée que l’on confie notre existence, en réalité, mais à ces courants terrestres qui font souffler le vent dans un sens ou dans l’autre un peu aléatoirement. Ce n’est pas l’énergie du maître qui se laisse guider par la vie, ici, mais celle de l’enfant qui laisse le parent décider pour lui. On est à l’extérieur de nous, déconnecté de notre centre. Souvent, c'est une façon de fuir l’action courageuse que l’on ferait si on était dans notre pouvoir et que l’on acceptait la responsabilité d’aller là où notre cœur nous demande d’aller.

     

    Ainsi, peut-être ne vous reconnaissez-vous pas du tout ici... mais si vous avez tendance à croire que ce qui est sur votre chemin vous est destiné, je vous invite à entrer en vous, encore et encore, puis à voir ce que vous vous sentez profondément appelé à vivre. Tout simplement. Qui sait, peut-être découvrirez-vous que vous avez effectivement quelque chose à gagner en conservant la chambre sans fenêtre – quel qu’en soit l’équivalent pour vous présentement. C’est certainement une possibilité. Mais si ce que vous vivez ne vous convient pas, prenez le gouvernail de votre vie, et ne le lâchez pas jusqu’à ce que vous soyez arrivé là où vous voulez aller. Car le hasard fait peut-être bien les choses, comme on dit… Mais il y en a plusieurs que vous pouvez faire encore mieux que lui.

     
     
     
                                                                           Marie-Pier CHARRON
     
     
     
     
    Vous pouvez lire l'intégralité de ce "Matin magique" de l'auteur en cliquant ici.
    

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