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    "A l'aube de mon départ, au crépuscule du sentier que j'ai choisi, je puis enfin affirmer en toute paix que notre blessure en ce monde n'est ni dans la richesse, ni dans la pauvreté mais dans notre dépendance à l'un de ces deux états, dans le fait d'imaginer que l'un ou l'autre peuvent nous offrir bonheur et liberté.

    Elle est aussi dans le fait de se persuader que le Très Haut Seigneur a besoin des souffrances des créatures que nous sommes pour leur ouvrir la porte à Sa lumière.

     

     

    Notre blessure est enfin de croire qu'Il a lui-même besoin de Se sacrifier sous la forme de Son fils ou sous  une forme humaine pour nous sauver.

     

     

    Qui nous sauvera, hormis nous-même par la pureté de notre coeur ?

     

     

    En vérité, le doux Seigneur m'a montré qu'il n'y avait pas de rachat à faire ni de sacrifice à perpétuer. En silence, Il m'a enseigné qu'il y avait juste à sortir de l'ignorance, de l'oubli... et à aimer. Aimer la vie sous toutes ses formes et par tous les moyens qui l'embellissent, aimer Son unité en toute chose et en tout être. (...)

     

     

    Mon voeu est qu'il n'y ait plus ni Eglise, ni prêtres, ni moines, ni rien de tout cela... Qu'il n'y ait plus que le Très Haut  et nous car il appartient  à chacun de Le rencontrer en lui-même."

     

     

    François d'Assise dans "François des Oiseaux",

    de Daniel MEUROIS-GIVAUDAN

     

     

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    Ce que des enfants sont capables de réaliser en 10 secondes...

    ou si on les laisse libres de leur temps.

    CQFD...

     

     

     


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    Je me suis réveillée affamée. Pour n'avoir plus mangé depuis des lustres, j'avais faim de terre, de continents, d'orages, de tumultes. Un appétit dévorant de parfums me tenaillait le ventre - sel sur la peau, résine des grands sapins noirs... herbe en tendresse fauchée au printemps.
    J'avais envie de déployer mon ouïe dans la symphonie du monde, de regarder pour voir vraiment et m'éblouir de lumière, de plonger mes mains dans la terre chaude et la gueule humide des
     loups. Retourner au monde qui roule et qui rugit.

     
    Hélène GRIMAUD
    "Leçons particulières"
     
     

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    Il fut un temps où les arbres, les plantes et les herbes étaient des êtres vivants.

    Oh, je sais, allez-vous me dire, ils le sont encore aujourd'hui.

    Eh bien non, ils survivent, certes, mais ils ne sont pas vivants. Autrefois, les branches étaient comme des antennes, les feuilles comme des milliers de  bouches. Les arbres écoutaient, les arbres parlaient. Ils étaient fiers, sauvages, libres. Ils traitaient d'égal à égal avec toutes les créatures vivantes. Même les hommes les respectaient. S'ils avaient besoin d'un peu de bois pour se chauffer, ils prenaient les branches mortes qui jonchaient le sol. S'ils avaient besoin d'un bout d'écorce, ils le demandaient poliment... et les arbres le leur donnaient en souriant.

     

     

    Mais un jour, les hommes en ont eu assez de demander la permission. Ils ne supportèrent plus d'avoir en face d'eux des êtres fiers, sauvages et libres. Ils voulurent les courber sous leurs lois. L'herbe pouvait bien pousser, mais pas sur leurs chemins. Les arbres pouvaient bien exister, mais à condition de leur donner des fruits à manger ou du bois pour se chauffer... sinon ils n'avaient qu'à disparaître pour faire un peu plus de place. Quant aux rochers, il fallait arrondir leurs angles.

     

     

    Petit à petit, à force de ne plus jamais demander la permission aux arbres, à force de ne plus les écouter, ceux-ci arrêtèrent tout simplement de parler. On oublia le sens de leur langage. Et l'homme finit par se persuader qu'ils étaient muets depuis la nuit des temps.

     

     

     

                                             Michel PIQUEMAL

     

     

     


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    articles-2013-2014-4988--Copier-.JPG

     (c) Ptitsa

     

     

     

    Certains regardent la vase au fond de l'étang,
    et d'autres contemplent la fleur de lotus à la surface de l'eau.
    Il s'agit d'un choix.

    Le Dalaï Lama

     

     

     

     


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