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    Les Choristes Live au palais des Congrès, 2005
     
     

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    Ô Nuit, viens apporter à la terre
    Le calme enchantement de ton mystère
    L'ombre qui t'escorte est si douce
    Si doux est le concert de tes voix chantant l'espérance
    Si grand est ton pouvoir transformant tout en rêve heureux.
     
     
    - 2 -
    Ô Nuit, oh! laisse encore à la terre
    Le calme enchantement de ton mystère
    L'ombre qui t'escorte est si douce
    Est-il une beauté aussi belle que le rêve ?
    Est-il de vérité plus douce que l'espérance ?
                                                        
     
     
                           Jean-Philippe RAMEAU (1685-1764)
     

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    Ça commence par un moment de flottement quand le soleil recule
    Un parfum d'hésitation qu'on appelle le crépuscule
    Les dernières heures du jour sont avalées par l'horizon,
    Pour que la nuit règne sans partage, elle a gagné, elle a raison
     

     

    En fait j'aime cette instant , je vois le changement d'atmosphère
    Et si j'y pense un peu, j' me demande comment ça peut se faire
    Ce miracle quotidien, le perpétuel mystère qui fait qu'en quelques secondes,

     on passe du coté obscur de la terre
      

    Voici une note pour la nuit, les nuits, les miennes, les tiennes
    Je ne sais pas comment tu les vis, moi mes nuits m'appartiennent
    Je les regarde, je les visite, c'est mon royaume, mon château
    Je les aime et c'est tant mieux, parce que j'aime pas m' coucher tôt
     

     

    J' te parle pas des nuits parisiennes, des lumières et des décibels
    J' préfère celles du silence et d' la pénombre qui est si belle
    J' te parle pas des nuits en boite, celles des branleurs et celles des pouffes
    Je préfère les trottoirs vides quand la ville reprend son souffle
     

     

    Comment exprimer ce que la nuit m'inspire
    Ce qu'elle nous suggère et ce qu ‘elle respire
    Ce moment d'obscurité qui met en lumière nos fissures
    L'ambiguïté en manteau noir, la nuit fait peur, la nuit rassure
     

     

    En tout cas c' qui est sûr, c'est qu'elle influence nos cerveaux
    Prends pas de grandes décisions la nuit, tu sais jamais ce que ça vaut
    Pourtant elle peut être parfois un moment d' extrême lucidité
    Et c'est souvent la nuit qu' tu crois détenir la vérité
     

     

    Chaque nuit la suspicion fête son anniversaire
    Et quand tu croises un mec dans la rue, il te mate comme un adversaire
    Y'a des regards méfiants, menaçants ou pleins de panique
    En tout cas c' qui est bien la nuit, c'est qu' y a personne sur le périphérique

     

    Et si t'as pas de voiture, surtout loupe pas le dernier métro
    Sinon tu raques un taxi, ou tu dors avec les char - clo
    Tu découvres alors que la lune n'est pas toujours blonde
    Tu découvres la vraie nuit, son vrai rythme et son vrai monde
     

     

    C'est vrai que la faune de la nuit est assez particulière
    Y' a ceux qui taffent, y'a ceux qui sortent pour voir les putes ou boire une bière
    La police est là aussi ,alors on peut se manger quelques claques
    Quand on répond un peu trop fort lors d'un contrôle de la BAC

     

     

    Dans ta nuit, la journée qui vient de finir se reflète
    Tu fais ton p'tit bilan, journée de galère ou jour de fête
    Si t'as peur du lendemain, tu penses aux proverbes un peu balourds
    « La nuit porte conseil » ou bien « Demain, il fera jour »

     

     

    Voici une note pour la nuit, douce nuit d'été ou longue nuit d'hiver
    Nuit calme et reposée ou nuit trop riche en faits divers
    Nuit blanche lors d'une nuit noire où même la lune s'est dérobée
    J' te propose juste quelques photos de notre monde  face B

     

     

    Voici une note pour la nuit qui nous a vu remplir tellement de pages
    Qu'à cet instant je la fixe sur ma feuille comme un hommage
    Elle offre au poète tellement d'heures sans bruit
    A c' qui paraît, la nuit, tous les stylos sont pris.

                                                                                                             
     
     
                                                                                                  Grand Corps Malade

     

     

     

     

     

     

     


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    Loin des vieux livres de grammaire,
    Écoutez comment un beau soir, 
    Ma mère m'enseigna les mystères 
    Du verbe être et du verbe avoir.

     

      

    Parmi mes meilleurs auxiliaires, 
    Il est deux verbes originaux.
    Avoir et Être étaient deux frères
    Que j'ai connus dès le berceau. 

    

     

    Bien qu'Avoir aurait voulu être
    Être voulait toujours l'avoir. 
    À ne vouloir ni dieu ni maître,
    Le verbe Être s'est fait avoir.

     

     

      

    Son frère Avoir était en banque
    Et faisait un grand numéro,
    Alors qu'Être, toujours en manque. 
    Souffrait beaucoup dans son ego.

     

     

    Pendant qu'Être apprenait à lire 
    Et faisait ses humanités,
    De son côté sans rien lui dire
    Avoir apprenait à compter.    

      

     

    Et il amassait des fortunes
    En avoirs, en liquidités,
    Pendant qu'Être, un peu dans la lune 
    S'était laissé déposséder.


      

     

    Avoir était ostentatoire
    Lorsqu'il se montrait généreux,
    Être en revanche, et c'est notoire, 
    Est bien souvent présomptueux.

          

     

    Avoir voyage en classe Affaires.
    Il met tous ses titres à l'abri.
    Alors qu'Être est plus débonnaire,
    Il ne gardera rien pour lui.

          

     

     

     Sa richesse est tout intérieure, 
    Ce sont les choses de l'esprit. 
    Le verbe Être est tout en pudeur,
    Et sa noblesse est à ce prix.

     

     

    Un jour à force de chimères
    Pour parvenir à un accord,
    Entre verbes ça peut se faire,
    Ils conjuguèrent leurs efforts.

     

     

     

    Et pour ne pas perdre la face
    Au milieu des mots rassemblés, 
    Ils se sont réparti les tâches
    Pour enfin se réconcilier.

     

     

     

    Le verbe Avoir a besoin d'Être
    Parce qu'être, c'est exister. 
    Le verbe Être a besoin d'avoirs
    Pour enrichir ses bons côtés.

     

     

     

    Et de palabres interminables
    En arguties alambiquées,
    Nos deux frères inséparables
    Ont pu être et avoir été.


     

     

    Texte reçu par mail

     

     


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                   (c)   Sylvie Ptitsa

     

     

     

     

     

     

     

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    Vidéo découverte grâce à Lee Pascoe, pétulante formatrice qui m'a initiée à la méthode Silva, un outil de travail sur soi simple et efficace dont je me sers encore souvent, plusieurs années après. Merci pour le partage, Lee ! 

     

     

     


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