• Ah ! dites-moi, monsieur Soleil,

    Le soir, alors que j'ai sommeil,

    Où cachez-vous votre lumière ?

    Dormez-vous au bout de la terre ?

     

    — Moi, dormir ! en ai-je le temps ?

    Depuis des mille et des mille ans,

    Ainsi qu’une lampe fidèle,

    Aux cieux je veille et j'étincelle.

     

    — Ah ! dites-moi, monsieur Soleil,

    Le soir, alors que j'ai sommeil,

    Où regarde votre lumière ?

    Eclairez-vous une autre terre ?

     

    — Oui ! Quand pour toi descend la nuit,

    Ailleurs je commence sans bruit,

    Un nouveau jour, et je réveille

    Ailleurs, l'enfant, la fleur, l'abeille.

     



                                                    H.-S. BRES
                                                "Monsieur soleil"

    Trouvé, entre autres délices, sur le blog de Bongo : "Ptitepart"...
    Pour y faire un tour, cliquez zici !


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  • Il n'y a pas d'amour adulte, mûr et raisonnable. Il n'y a devant l'amour aucun adulte, que des enfants, que cet esprit d'enfance qui est abandon, insouciance, esprit de la perte d'esprit.


                                                              Christian BOBIN
                                                                 "Le Très-bas"




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  • C'était un cordonnier, sans rien d'particulier
    Dans un village dont le nom m'a échappé
    Qui faisait des souliers si jolis, si légers
    Que nos vies semblaient un peu moins lourdes à porter
    Il y mettait du temps, du talent et du coeur
    Ainsi passait sa vie au milieu de nos heures
    Et loin des beaux discours, des grandes théories
    A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de lui :
    Il changeait la vie...



    C'était un professeur, un simple professeur
    Qui pensait que savoir était un grand trésor
    Que tous les moins que rien n'avaient pour s'en sortir
    Que l'école et le droit qu'a chacun de s'instruire
    Il y mettait du temps, du talent et du coeur
    Ainsi passait sa vie au milieu de nos heures
    Et loin des beaux discours, des grandes théories
    A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de lui :
    Il changeait la vie ...



    C'était un p'tit bonhomme, rien qu'un tout p'tit bonhomme
    Malhabile et rêveur, un peu loupé en somme
    Se croyait inutile, banni des autres hommes
    Il pleurait sur son saxophone
    Il y mit tant de temps, de larmes et de douleur
    Les rêves de sa vie, les prisons de son coeur
    Et loin des beaux discours, des grandes théories
    Inspiré jour après jour de son souffle et de ses cris :
    Il changeait la vie...



                                                 Jean-Jacques GOLDMAN





                                                                          En savoir plus : l'auteur parle de sa chanson
    ici.


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  •  


    " Moi, ze veux aller dans le navion.
    Pour attraper la lune et des pitites zétoiles ! "


    (Lilian, 2 ans et des poussières... de zétoiles. )





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  • Pourquoi dois-je écouter mon coeur ?
    - Parce que tu ne réussiras jamais à le faire taire.
    Et même si tu fais semblant de ne pas l'entendre,
    il sera dans ta poitrine,
    répètant toujours ce qu'il pense de la vie et du monde.


     Paolo COELHO,
    "L'Alchimiste"






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