•      (c) Ptitsa



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  • Vos enfants ne sont pas vos enfants.

    Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à la Vie.

    Ils viennent à travers vous mais non de vous.

    Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous.

    Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées.

    Car ils ont leurs propres pensées.

    Vous pouvez héberger leurs corps, mais pas leurs âmes.

    Car leurs âmes résident dans la maison de demain que vous ne pouvez visiter,
    pas même dans vos rêves.

    Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne cherchez pas à les faire
    à votre image.

    Car la vie ne marche pas à reculons, ni ne s'attarde avec hier.

    Vous êtes les arcs desquels vos enfants sont propulsés, tels des flèches vivantes.

    L'Archer vise la cible sur le chemin de l'Infini, et Il vous tend de Sa puissance afin que Ses flèches volent vite et loin.

    Que la tension que vous donnez par la main de l'Archer vise la joie.

    Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime également l'arc qui est stable.


                                        
                                                                                       Khalil GIBRAN




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  • Je veux vivre pour manger tous les livres

    Je veux vivre pour connaître les enfants

    De mes petits enfants, pour atteindre cent ans

    Pour atteindre mille ans, pour être heureux et libre

    Je veux vivre...



    Je veux vivre pour courir sur la grève

    Je veux vivre pour embrasser mes rêves

    Pour embraser mes jours, pour connaître l'amour

    Et les heures qui enivrent, je veux vivre

    Je veux vivre...



    Je veux vivre toutes les joies de la terre

    Je veux vivre et parcourir les mers

    Je veux vivre pour sonner la planète

    Sans en laisser une miette, je veux voir toutes les villes

    Plonger de toutes les îles que leur ciel me délivre

    Je veux vivre...



    Je veux vivre pour avaler le monde

    Je veux vivre de mondes qui frissonnent

    De milliers de pays, de millions de personnes

    D'un milliard de récits, je veux pouvoir les suivre

    Je veux vivre...



    Je veux vivre sans jamais m'assoupir

    Je veux vivre sans jamais me trahir

    Pour que chaque saison recolore mes passions

    Pour dévorer le temps, qu'il cesse de me poursuivre

    Je veux vivre...



    Pour que lorsque la mort viendra me faire un sort

    Elle ne puisse jamais, jamais déraciner

    Tout ce que j'ai planté

    Tout ce que j'ai semé

    Qui me fera survivre

    Je veux vivre...



                                                  FAUDEL





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  •  J'ai supprimé de mes liens le blog "Bienvenue au monde", qui me semblait ne plus avoir sa place ici, sur la blogosphère.


    J'avais prévu de publier un livre à partir du texte et des images de ce blog mais, à la relecture, je crois qu'ils racontent une histoire trop personnelle pour pouvoir être éditée, une histoire qui doit rester au sein de notre famille, en tout cas sous la forme qu'elle avait dans ce journal.


    Merci aux 933 visiteurs qui ont permis à mes mots de rester vivants au cours de ces presque trois années de partage, et merci tout particulièrement à Fanny qui, je le sais, avait un lien particulier avec ce blog.


    Parce que rien ne se perd, les deux graines d'aujourd'hui replantent ici ce que vous pouviez lire autrefois là-bas...


    Deux nouveaux blogs sont en cours de création... je vous en donnerai le chemin dès qu'ils seront prêts à vous accueillir.




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  • Refuser l'érotisme et la sexualité est un refus de la grande Vie dans son aspect de plénitude et son élan vers l'unité.  Il est curieux que le désir sexuel qui a sa source dans la Vie elle-même doive pour ainsi dire être refoulé au profit de valeurs humaines dites spirituelles... 

         
                                                         Karlfried Graf DÜRCKHEIM





    Le plaisir n'est pas ici perçu comme obstacle sur le chemin  vers Dieu puisqu'il en est la manifestation et que la rencontre des corps en est le temple. (...)

    Dieu lui-même est Plaisir et réalité infinis, Joie qui se rétracte dans le plaisir fini auquel il donne aux amants de participer. (...)
    Le seul malheur serait d'oublier sa Présence dans le plaisir, c'est-à-dire faire l'amour sans conscience, sans amour.
    La conscience du divin dans le plaisir est le propre de l'homme, sinon il se réduit à des pulsions animales, aux fonctionnements plus ou moins mécaniques de nos "machines désirantes".


                                                                       Jean-Yves LELOUP
                                                      Jésus, Marie-Madeleine et l'Incarnation





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